FINALE D3

Giants vs Flash

Saint Etienne

14 juin 2009

Respect, Messieurs !



Même sous un ciel assombri, ce Casque d'Argent faisait rêver. Mais le Flash n'a pas su le brandir. Le chant de victoire des Stéphanois est difficile à entendre, mais il est plus que respectable. Ceux qui avaient le plus faim pour avancer et pour défendre, ceux qui se sont vraiment dépouillés au pied du Chaudron Vert ont mérité ce sacre.

Aveuglé par un soutien immodéré, et inconcevable pour ceux qui ne sont fans que d'eux-même, je pourrais révéler que :
- le Flash est privé d'un TD inscrit par Mario puis annulé par un holding tardif,
- qu'une transformation à 2 points de Yannick est refusée pour un non-contrôle contestable du ballon dans la end-zone,
- qu'un fumble du QB Giants provoqué par Kangou et récupéré par le Flash se transforme finalement en passe incomplète,
- que Sakou s'est cru au lancer de poids sur son premier snap long, offrant un safety aux Stéphanois
- et, cerise sur la gâteau, que les trombes d'eau en fin de 2eQT ont privé le QB Christophe de passes ajustées et les coureurs de leurs cuts les plus tranchants.

En faisant le décompte de ces faits interprétables à loisir, on pourrait sans craindre le ridicule annoncer un score de 21-14 en faveur du Flash...



Seulement mon objectivité désormais légendaire me fait vous avouer que OUI, les Giants ont bel et bien mérité leur titre en l'emportant 16-13 et que le Flash D3 n'était pas ce dimanche à la hauteur de son potentiel et de ses prestations convaincantes en playoffs.

On se doit de tirer notre casquette aux 18 guerriers Stéphanois qui, sans un énorme génie stratégique mais avec de belles paires de bollocks et une combativité exemplaire, ont réussi à contrecarrer l'Armada Noire et Jaune.
A l'image de ce premier drive d'école, terrestre au possible et conclu par une play-action parfaite, ceux qui exécutent les bons jeux aux moments opportuns finissent toujours par l'emporter.

Ils ont fini rincés, lessivés, l'un d'eux me confiant même que 5 minutes de plus et certains rendaient l'âme.
Mais c'est ainsi, et c'est tant mieux : ceux qui mettent leurs tripes sur le terrain dégustent à la fin le plaisir d'un trophée.



Tactiquement, il faut l'avouer, on s'est un peu ennuyé et la centaine de spectateurs (au moment du coup d'envoi) n'ont eu que quelques occasions de vraiment s'extasier, notamment avec une fin de rencontre pleine de suspense.

Mais côté bonhommes et combats propres entre casqués, là, ce fut un modèle du genre.

On a vu côté stéphanois une belle exécution, une belle abnégation, des 3e down régulièrement convertis, des play-actions sorties aux bons moments et une sacré dose de ressources physiques pour semer le trouble dans les esprits courneuviens.
Ces faits-là sont incontestables et oh combien méritoires.

Les réponses tardives apportées par le Flash, une offensive parfois brillante et trop souvent passive, un groupe dans son ensemble plus spectateur que mort-de-faim... Bref, une équipe qui à juste titre avait largement les moyens de brandir enfin un titre D3 après 15 ans d'existence, mais qui a cru sans doute qu'il suffisait de se déplacer pour rafler la mise... Cette équipe-là était prête à faire merveille. Il aurait simplement fallu qu'elle entende le starter et qu'elle se mette à jouer d'entrée.



Evidemment, cela ne remet pas en cause la volonté, tout le travail, tous les sacrifices, des cadres comme des joueurs, pour défendre nos couleurs. La raison d'être de ce groupe D3 qui vit si bien ensemble est plus que jamais d'actualité.

Mais force est de constater que Saint Etienne ce jour-là n'a pas failli et que la motivation de beaucoup de Jaunes et Noirs, lorsqu'elle ne se traduit pas dans les faits, ne reste que des mots et de fiers sentiments.

L'amertume pour tous ceux qui ont beaucoup sacrifié, qui connaissent une fois encore la douleur d'une défaite, est légitime.
Elle sera heureusement vite balayée, à défaut d'être oubliée, pour laisser place à une nouvelle aventure, toute aussi inattendue que réjouissante...


Da Breizh coach

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